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Envoléa devient Incubatest BGE

20/09/2023

682 vues

© S. Zambon | Dpt 40

Porté par BGE Landes Tec Ge Coop, ce dispositif de test d’activité change de nom mais pas d’objectif : donner au créateur d’entreprise un cadre sécurisant avant de prendre son envol.

Par vocation, BGE Landes Tec Ge Coop accompagne les créateurs d’entreprises à travers un suivi personnalisé : étude du projet, recherche d’aides, mise en relation avec les banques ou avec des organismes spécialisés tels que l’Adie, formations…  Passé cette phase de conception, certains hésitent encore à faire le grand saut et à se lancer à leur compte. Depuis 2014, Envoléa – désormais rebaptisé Incubatest BGE dans un souci d’uniformisation au niveau national – leur offre un cadre sécurisant pour tester leur projet, une sorte de sas dans lequel ils bénéficient d’un hébergement administratif et juridique ainsi que d’outils de gestion et de pilotage. « L’entrepreneur à l’essai peut conserver son allocation chômage ou même garder à côté un emploi à temps partiel. La notion de droit à l’erreur est importante dans cette période-là », explique Sylvie Dupeyron, directrice de BGE Landes Tec Ge Coop.

Accompagnement sur mesure

« Cela enlève une certaine pression », confirme Sandra Léon, vidéaste et photographe d’Aire-sur-l’Adour spécialisée dans l’animalier, qu’il soit de compagnie ou sauvage. La jeune femme, qui teste son projet d'entreprise S.LEON Images, met en avant le coaching personnalisé dont elle a bénéficié depuis juillet 2021 : « Laurence, ma conseillère, est très réactive dès que j’ai une question. Nous avons travaillé ensemble ma communication sur les réseaux sociaux et mon offre de prestations. Au début, j’avais du mal à prospecter auprès des potentiels clients mais Laurence a su m’encourager ». 

Je manquais un peu de confiance en moi et en mon projet et cet accompagnement m’a donné un élan.

Citation de Sandra Léon, entrepreneuse à l’essai avec Incubatest (Sandra Léon, entrepreneuse à l’essai avec Incubatest)

Sandra Léon (à gauche) avec sa conseillère Laurence Tribouillard © S. Zambon | Dpt 40

Les vertus du collectif

Laurence Tribouillard, la conseillère de Sandra, insiste sur une seconde forme d’accompagnement, plus collective. Des ateliers thématiques permettent de rassembler les apprentis patrons : « L'Incubatest est pensé comme un collectif d’entrepreneurs. Ils peuvent échanger entre eux et ainsi avoir un autre regard que celui de l’accompagnateur. Il leur arrive aussi de se nourrir des compétences des uns et des autres ». Par ailleurs, les porteurs de projet ont gratuitement accès à toutes les formations de BGE liées à l’entrepreneuriat. 

L’accompagnement peut durer 3 ans. Mais chacun est libre de quitter le dispositif pour voler de ses propres ailes dès qu’il se sent prêt. Depuis 2014, la durée moyenne de la période de test est de 17 mois. « En général, c’est lorsqu’ils ont compris tout ce que cela implique d’être chef d’entreprise : être souvent seul, affronter l’insécurité face au salaire, se constituer un réseau, parvenir à générer un chiffre d’affaires… », résume Laurence Tribouillard. 

Une majorité de femmes et de publics en insertion

La conseillère Incubatest se déplace dans l’ensemble des Landes, de Biscarrosse à Tarnos, d’Aire-sur-l’Adour à Moliets-et-Maâ, en passant par Pouillon ou Montfort-en-Chalosse. À l’initiative du Département, le dispositif de test intègre les maraîchers à l’essai du dispositif ETAL40, suivis par Fabienne Novion.

Parmi ses différentes prestations, Sandra Léon réalise des portraits d'animaux de compagnie © S.LEON Images

 

Depuis les débuts, 81 % des entrepreneurs à l’essai sont des femmes, probablement selon Sylvie Dupeyron, parce qu’elles « réfléchissent plus globalement leur projet et sont plus désireuses de le sécuriser ». Autre particularité landaise, pleinement assumée par Sylvie Dupeyron : « nous avons une politique volontariste tournée vers les publics en insertion. Nous portons une attention particulière aux porteurs et porteuses de projet plus fragiles (familles monoparentales, bénéficiaires de minimas sociaux…). L’Incubatest sécurise les projets et permet de valider la viabilité de l’activité »..

Les chiffres attestent de cette conviction : sur les plus de 200 personnes qui ont intégré la couveuse depuis 2014, 177 ont achevé la période de test pour 84 % de sorties positives, soit par la création effective d’une activité (54 %) soit par un retour à l’emploi impulsé par la dynamique de l'Incubatest (30 %).
 

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