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Guillaume Nouaux, le Soustonnais swinguant

29/03/2021

167 vues

Catégorie(s) de la page :

  • #Culture
  • #Musiques
© Pierre Vignacq

Son dernier album, « Guillaume Nouaux & the Stride Piano Kings », vient d’être distingué par l’Académie du Jazz et par le Hot Club de France. Un doublé rarissime.

En 25 ans d’une carrière internationale entamée sur les rives du Bassin d’Arcachon, Guillaume Nouaux a glané de nombreuses récompenses. Révélation de l’année 2007 pour Jazz Magazine à 31 ans, le Soustonnais d’adoption décroche en 2011 le Prix Jazz classique de l’Académie du Jazz puis le Prix spécial du jury du Hot Club de France en 2014 et 2019. Une constance au plus haut niveau qui trouve sa consécration en mars 2021. Guillaume Nouaux & the Stride Piano Kings rafle, à trois jours d’intervalle, le Prix Jazz classique 2020 de l’Académie du Jazz et le Grand Prix du disque 2020 du Hot Club de France, cette dernière distinction étant la plus prestigieuse décernée par la vénérable institution créée en 1932 par Hugues Panassié.

Le Graal des jazzmen, et une source de réconfort dans une époque éminemment compliquée pour l’ensemble du secteur culturel. « C’est toujours agréable d’avoir une marque de reconnaissance du milieu professionnel et ça encourage à chercher de nouvelles idées, à ne pas s’endormir. C’est aussi une aide non négligeable pour la promotion, un vecteur de visibilité qui déclenche des engagements de concerts », se réjouit le musicien de 44 ans, qui veut croire à des lendemains meilleurs, dès lors que les spectacles seront ré-autorisés.
 

Du hard rock aux racines du jazz

Ce parcours vers les sommets débute de manière on ne peut plus classique. À 6 ans, le petit Guillaume entre à l’école de musique de La Teste de Buch : « j’étais impatient de commencer à jouer d’un instrument mais mes doigts étaient trop petits pour faire le tour du saxophone. L’aîné de mes deux frères écoutait du hard rock et j’étais scotché par les batteurs, notamment Ian Paice de Deep Purple ». Le gamin du Bassin opte donc pour les percussions et ses goûts évoluent, jusqu’à la révélation : « Mon second frère jouait du tuba dans un groupe de jazz New Orleans. En remplaçant à l’occasion le batteur, j’ai découvert cette musique et elle m’a passionné. Le hard rock a un côté un peu agressif, mélancolique, plutôt terne, alors que le jazz classique est festif, joyeux, souriant. Cette différence se retrouve dans le look des musiciens ».

Le genre de coup de foudre qui transforme une vie. À 16 ans, Guillaume fait part à ses parents de son souhait d’arrêter sa scolarité pour devenir musicien professionnel. À sa grande surprise, ils acceptent, à la condition de « consacrer autant de temps à la batterie que si j’étais resté à l’école. C’est ce que j’ai fait, j’ai énormément travaillé la technique de l’instrument ». Le jeune Arcachonnais intègre le Conservatoire de musique de Bordeaux et la réputée école de batterie Dante Agostini
 

© Christian Kitzinger

Diplômes en poche, le jeune musicien, âgé de 23 ans, monte à Paris effectuer son service national dans un orchestre militaire : « J’avais pas mal de temps libre car les répétitions étaient seulement le matin. Tous les soirs, j’allais dans les clubs de jazz, j’ai commencé à y faire des bœufs, à rencontrer beaucoup de musiciens. Si bien qu’à la fin de mon service militaire, j’ai été tout de suite très demandé ». L’élan est pris. La réputation de Guillaume Nouaux, sa capacité à se fondre dans tous les styles de jazz, du traditionnel au moderne, franchissent les limites hexagonales et il accompagne en tournée partout dans le monde des pointures comme le trompettiste Leroy Jones, le clarinettiste Evan Christopher, le saxophoniste Scott Hamilton ou encore le tromboniste Dan Barrett. En 2005, le pionnier du rock’n’roll Chuck Berry le choisit pour son spectacle à l’Élysée Montmartre.

Au total, l’Arcachonnais se produit dans une centaine de concerts par an. Convaincu qu’il est « vital pour un musicien de faire des disques, car c’est sa carte de visite pour des concerts et parce que cela lui permet de développer de nouveaux concepts à proposer au public », il a collaboré à une centaine d’albums et il en a réalisé dix comme leader, se spécialisant progressivement dans les racines du jazz, entre Harlem et La Nouvelle-Orléans. Avec un succès croissant, jusqu’à l’apothéose des Stride Piano Kings.
 

Le goût de la transmission

Parallèlement à sa prolifique carrière, Guillaume Nouaux a publié deux méthodes de batterie. Professeur au Conservatoire des Landes de 2010 à 2018, il continue à donner 3 ou 4 Master Class par an partout en France. « C’est important que des musiciens retransmettent ce qu’ils ont compris. Le jazz, c’est se servir de la tradition pour créer une expression personnelle », assure ce pédagogue dans l’âme.

Cet inextinguible amour du jazz, le batteur le transmet à ses concitoyens de Soustons, où il s’est installé en 2008 pour suivre sa compagne, nommée professeure de musique au collège. Avec l’appui de la municipalité qui lui laisse carte blanche, il y a créé en 2016 le « South Town Jazz Festival » qui a rassemblé 1 300 spectateurs pour sa 4e édition en 2019. Pandémie oblige, la manifestation est en sommeil depuis deux ans, mais Guillaume Nouaux entend bien renouer le fil dès 2022. Histoire de remercier sa ville d’adoption, où il « retrouve un peu l’esprit du Bassin d’Arcachon de mon enfance, les pins, la mer et un tourisme à dimension humaine qu’a réussi à conserver ce coin des Landes ».
 

 

Le site officiel de Guillaume Nouaux : https://www.guillaumenouaux.com/

La genèse d’un album à succès

« En plus de 20 ans de carrière, j’ai croisé énormément de musiciens talentueux. Je me suis rendu compte que je n’aurais jamais le temps, l’énergie et les finances de faire un disque avec chacun d’entre eux. Comme j’aime beaucoup le trio clarinette-piano-batterie, j’ai eu l’idée de faire un premier album en 2019 avec 11 clarinettistes – Guillaume Nouaux & the Clarinette Kings – et d’enchaîner avec un second autour du piano stride. C’est une technique de jeu créée à la fin des années 1920 dans le quartier de Harlem, à New York. Elle réclame une grande virtuosité. Les pianistes capables de la maîtriser en Europe se comptent sur les doigts des deux mains. J’ai pu en réunir 7 qui jouent 2 morceaux chacun avec ma batterie en accompagnement : Chris Hopkins, Rossano Sportiello, Luca Filastro, Bernd Lhotzky, Harry Kanters et les français Alain Barrabès et Louis Mazetier.

Je crois que c’est cela qui a plu : la palette des subtilités de ces artistes invités s’exprimant dans une même esthétique de jeu. En tout cas, j’ai réalisé mon rêve d’orchestre idéal sans avoir besoin de produire 20 disques différents ».
 

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