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Les canards et les poulets landais repeuplent les fermes

24/08/2021

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© S. Zambon | Dpt 40

Depuis le mois de mai après l'épisode hivernal de crise aviaire, les volailles landaises ont fait leur retour dans les prés. Les éleveurs, eux, attendent toujours le solde des indemnisations.

Au moment des abattages liés à la grippe aviaire, 441 élevages ont été dépeuplés. Beaucoup d'autres sur les quelque 900 exploitations landaises, n'ont, de plus, pas pu produire pendant plusieurs mois du fait des périmètres de protection mis en place pour endiguer la progression du virus. Depuis la mi-mai, les premiers canetons et poussins ont pu retrouver le chemin de la ferme. En volailles maigres, certains élevages avaient pu réintroduire des poussins un peu plus tôt dans l’année. « Tout se remet en place petit à petit dans les zones qui ont été touchées de près ou de loin, l'interprofession faisant attention à ne pas engorger la transformation en bout de chaîne. Les premiers magrets et foie gras frais devraient donc arriver sur les étals en septembre », explique Yan Chasserio, responsable agriculture au Conseil départemental. 

Des filets pour les exploitations autarciques ?

A Doazit, Julien Lafenêtre avait dû abattre ses canards le 7 janvier, après des tests positifs une semaine plus tôt. Quand il a pu en faire re-rentrer autour du 15 mai, ce fut le soulagement : « On attendait ça avec impatience, ça fait du bien. On savait alors qu'à partir du 20 août, on réattaquait le gavage. Et la première semaine de septembre, on peut abattre, se projeter sur nos foires (en région bordelaise, parisienne, en Alsace et ailleurs) et répondre ainsi à la demande », 100 % en vente directe.

Dans la ferme de Julien Lafenêtre, à Doazit © S. Zambon | Dpt 40

 

Dans ce petit élevage autarcique où tout se fait sur place de l'arrivée du caneton jusqu'au gavage, l'abattage et la découpe, on fait désormais des bandes de 330 canards/semaine (au lieu de 250) pour rattraper le retard. « D'habitude en septembre, on a un peu de stock pour attaquer le marathon jusqu'à Noël, là on a zéro, on n'a pas pu faire un seul marché de l'été, donc on a mis un peu plus de canards en place », explique l'éleveur, également coprésident de l'Association landaise des producteurs traditionnels de foie gras et volailles en plein air. Il va désormais agrandir sa salle de gavage : « l'idée c'est de réduire énormément la production pendant la période à risque, de novembre à mars, en s'adaptant avec les filets, et en faire plus après ». 

Se voulant respectueuse de tous les types de production et d'élevage, la feuille de route avancée par le ministre de l'Agriculture le 8 juillet, n'oblige en effet pas les petites exploitations en autarcie à claustrer leurs animaux, mais les autorise à mettre en place des filets sur les parcours. Une annonce et un dispositif encore en cours de calage.

Côté trésorerie, « on jongle mais c'est compliqué »

« Moi, je suis en plein air, je ne voulais en aucun cas m'engager à claustrer, on vend un animal qui galope qui fait ses muscles, c'est notre qualité », fait valoir Dominique Lollivier, éleveur de poulets bios à Rion-des-Landes. Son « Poulet du dimanche », élevé aussi en autarcie sur son exploitation (« aucun autre camion ne vient ici ! »), il le vend en Amap, association pour le maintien d'une agriculture paysanne. Lui n'a pas été foyer du virus, mais n'a pas pu faire rentrer de poussins pendant la période. Avec leur retour début mai, il va pouvoir recommencer l'abattage et la vente cette semaine.

Les poulets de Dominique Lollivier, à Rion-des-Landes © S. Zambon | Dpt 40

 

Pour les pertes liées à l'absence de production, « j'ai fait la demande d'acompte, visiblement ce ne sera pas là avant l'automne. Avec l'Amap, je suis dans un système assez résilient - pas trop de charges fixes, pas trop d'annualités – mais je comprends que d'autres soient dans des situations plus compliquées ».

Du côté de Doazit, chez Lafenêtre où on attend le solde des indemnisations relatives au dépeuplement après le premier acompte arrivé, lui, rapidement après l'abattage, « on jongle mais c'est compliqué. Il faut que les financements avancent maintenant, c'est un peu long. Il n'y a pas beaucoup de métier qui ne prend pas un centime pendant des mois et qui ne dit rien, déplore Julien. Avec le Covid, il y a beaucoup de professions pour qui les indemnisations sont venues très, très vite, ce n'est pas normal ». 
 

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