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Les racines du mal-être

14/10/2021

53 vues

Catégorie(s) de la page :

© Cédric Pasquini

Salué par la critique, le dernier livre de l’écrivain dacquois Serge Airoldi, Si maintenant j’oublie mon île – Vies et mort de Mike Brant, explore la trajectoire tragique de l’idole des années 70.

Amateurs de révélations sensationnelles et de détails croustillants, passez votre chemin. Serge Airoldi n’a que faire des thèses plus ou moins farfelues ayant accompagné la mort de Mike Brant, le 25 avril 1975, à l’âge de 28 ans, après une chute du 6e étage d’un immeuble de la rue Erlanger dans le XVIe arrondissement de Paris. Pour l’écrivain dacquois, le destin météorique de Moshé Brand, fils de juifs polonais dont les familles ont disparu dans les camps de concentration nazis, s’écrit bien avant sa naissance en février 1947 dans un camp de réfugiés juifs de l’île de Chypre : « ce qui m’intéressait, c’était de fouiller ce destin, de voir comment les choses avaient pu s’articuler dans sa propre vie, mais aussi dans celles qui l’ont précédée. Nous portons tous en nous quelque chose dont nous n’avons pas conscience et que nous transmettons. Nous sommes des passeurs ».

Tout au long du livre, l’auteur interpelle son sujet, lui pose des questions dont il n’attend pas forcément de réponses : « j’aime bien le tutoiement, cette façon directe de dire une proximité. Ce n’est pas un manque de respect, au contraire, c’est un ‘’tu’’ fraternel ». 

Pourquoi écrit-on ? Décidons-nous vraiment d’écrire ce que nous écrivons ? C’est une question qui me passionne. Mais je n’ai pas la réponse.

Citation de Serge Airoldi

Le récit suit un cours capricieux, où les nombreuses digressions – sur la lointaine cousine Mary partie en Amérique, le conflit gréco-turc à Chypre, la mythologie grecque ou l’œuvre du peintre et graveur slovène Zoran Mušič – sont les méandres d’une pensée vagabonde et érudite : « je n’ai pas l’ambition de vouloir convaincre les lecteurs que je suis très éventuellement savant. En revanche, j’ai l’ambition, parfaitement irréaliste, d’écrire un livre-monde, dans lequel j’aimerais avoir tout dit ».

L’écrivain dacquois ressuscite des mots peu usités, voire oubliés, tels que catabase – descente aux Enfers – ou encore omineux – lourd de présages funestes -, car pour cet admirateur de Montesquieu, « la forme conditionne beaucoup le fond. Une pensée qui ne s’énonce pas clairement est une pensée moindre ».

Le livre de Serge Airoldi fait partie de la dernière liste du Prix Wepler et du Prix des Inrockuptibles (catégorie essais), dont les lauréats seront connus respectivement les 8 et 9 novembre. 
 

 

Si maintenant j’oublie mon île – Vies et mort de Mike Brant, de Serge Airoldi, aux éditions de l’Antilope, 160 p.

 

Bio express

1966 : naissance à Auch

1992 – 2008 : journaliste à Sud Ouest

2008 : directeur artistique des « Rencontres à lire » de Dax

2013 : Adour, histoire fleuve, aux éditions Le Festin

2017 : directeur de la collection Pour dire une photographie, aux éditions Les Petites Allées

2017 : Prix Henri de Régnier de l’Académie Française, pour Rose Hanoï, aux éditions Arléa
 

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