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Musicalarue, la fête autrement

08/12/2022

1003 vues

© L. Testemalle | Dpt 40

Le festival de Luxey a dévoilé les 15 premiers noms à l’affiche de sa 33e édition, qui aura lieu du 28 au 30 juillet. Et continue à défendre une approche sociale et solidaire du spectacle vivant.

En quelques mots, François Garrain, président de l’association Musicalarue, résume l’ampleur du défi relevé par son équipe, année après année : « nous sommes une structure indépendante et à but non lucratif, capables de faire venir dans le cœur du village des têtes d’affiche et des artistes en découverte, en proposant des esthétiques très différentes et en gardant une maîtrise de la jauge. C’est une performance humaine, technique, logistique et budgétaire ». Les chiffres parlent également : pendant trois jours, Luxey accueillera 200 spectacles répartis sur 15 espaces scéniques différents et rassemblera 60 groupes musicaux et 20 compagnies d’arts de la rue, dans un joyeux autant qu’assumé mélange de styles. 

Comme l’an dernier, la jauge a été réduite (12 000 billets en vente par jour contre 16 000 en 2019) afin d’assurer la fluidité de la circulation et le confort des festivaliers. François Garrain affiche sa « satisfaction de proposer des prix décents » : 46 € par jour (1 € de plus qu’en 2022) pour des dizaines de spectacles s’étalant de 15 h à 6 h 30. Le président de Musicalarue insiste aussi sur la volonté « de ne laisser personne au bord de la route » avec des invitations réservées à 500 jeunes du territoire ainsi qu’à des personnes en situation de handicap ou suivies par les services sociaux. Sans perdre de vue l’objectif principal, inscrit dans l’ADN de l’association : les revenus du festival doivent permettre de mener, tout au long de l’année, des actions culturelles dans ce milieu rural niché en Haute Lande. 

Lors de la présentation de l'édition 2023 de Musicalarue, l'association a présenté son nouveau logo, qui traduit, sous une forme dynamique, la variété de ses missions © Collectif Biensûr

Le soutien des collectivités de proximité

« Une approche très sociale et solidaire », pleinement revendiquée mais qui a un coût de plus en plus pesant dans un contexte concurrentiel féroce qui a vu nombre de festivals passer aux mains de grands groupes et adopter une logique économique radicalement différente. C’est sur ce point que les partenaires publics, Département en tête, sont montés au créneau lors de la conférence de presse de présentation de la 33e édition, mercredi 7 décembre.

Rachel Durquéty, vice-présidente du Conseil départemental, rappelle la fragilité du modèle économique d’un festival indépendant, utilisant l’image de « petit village gaulois ». Elle annonce qu’une enveloppe supplémentaire sera proposée au prochain vote du budget départemental, « pour continuer à développer les actions dans le territoire et aller chercher de nouveaux publics ». La conseillère départementale en charge de la Culture souligne que le soutien de la collectivité ne se borne pas à un soutien financier : « une manifestation culturelle est portée par l’inventivité de ses organisateurs et par les choix politiques des élus. Il y a aussi un accompagnement technique par les services du Département afin de faire évoluer les pratiques et les projets. Un travail pas très visible, mais indispensable ».

Bastien Perez, programmateur du festival (à droite), présente l'édition 2023 © C. Chambres | Dpt 40

 

Serge Sore, maire de Luxey, mesure « la chance » pour sa commune de moins de 700 habitants d’être connue grâce au festival et évoque les initiatives prises par la municipalité pour soutenir l’association : une subvention de 10 000 € ainsi que l’achat et la rénovation, pour 120 000 €, d’une maison du bourg mise à disposition des artistes en résidence. En tant que vice-présidente de la Communauté de communes Cœur Haute Lande, Magali Valiorgue, elle, revient sur les actions culturelles à destination des jeunes du territoire portées en partenariat avec Musicalarue. À ce soutien des institutions, s’ajoute le réseau de mécènes et de partenaires privés tissé en plus de 30 ans d’existence. 

De grands noms inédits et des accents d’ailleurs

« Le plus dur dans la programmation, c’est de se renouveler sans se perdre et sans perdre le public », confesse Bastien Perez, au moment de présenter – en musique – les 15 premières têtes d’affiche de la 33e édition. On y retrouve ce qui fait le sel de Luxey : « une fête cuivrée, chantée, à la guitare, où tout est assez calculé pour ne pas plomber l’ambiance ». Selon le programmateur, les grands noms présents pour la 1re fois en 2023, comme M – dans une formation de 7 musiciens - ou Michel Polnareff - « un artiste exceptionnel qui a influencé la chanson française et la musique en général » -, « correspondent à Musicalarue, sans effet de mode, grand public mais aussi capables d’initier des projets hybrides ».

Musicalarue aime aussi « créer des histoires de famille » et faire revenir des groupes ayant fait leurs premiers pas sur des petites scènes à l’ombre des pins avant de percer au niveau national, voire international, à l’image de Jain, de Deluxe, de La p’tite fumée ou de la fanfare électro allemande Meute. On croisera aussi de vieux compagnons du festival, tels qu’Hubert-Félix Thiéfaine, Matmatah ou Massilia Sound System.

Le virage vers les musiques du monde, amorcé en 2022, se confirme en 2023 avec Ana Tijoux, mégastar au Chili, ou Tinariwen, l’emblématique groupe malien. Au total, 12 nationalités seront représentées car Bastien Perez promet d’autres pépites venues d’ailleurs dans les annonces qui seront faites au compte-gouttes à partir du mois de janvier : « on aura de l’Italie, de la Colombie, du Congo, de l’Angleterre, des États-Unis… ». Avec malice, en référence aux discours nauséabonds qui envahissent l’actualité, François Garrain glisse : « qu’un petit village s’ouvre vers l’extérieur, c’est un clin d’œil politique ».

20 compagnies d’arts de la rue

La fidélité aux arts de la rue est tout autant assumée, malgré un contexte délicat pour les compagnies. « Beaucoup de dates ont été annulées et les tournées des artistes ont du mal à se monter », révèle Bruno Brisson, secrétaire du festival, qui promet toutefois une vingtaine de groupes pour cet été : « la programmation sera annoncée en début d’année. On gardera l’éclectisme habituel : cirque, humour, danse, théâtre d’objet… ». 

Contre vents et marées, Musicalarue reste fidèle, assure François Garrain, à un état d’esprit curieux, ouvert et joyeux, moins propice aux excès que certaines grandes ferias : « l’idée est de faire la fête autrement. Le spectacle vivant génère des comportements qui nous semblent un peu plus intelligents, où l’on n’est pas dominé par la fête ».

Programmation et tarifs

Vendredi 28 juillet : Jain, Hubert-Félix Thiéfaine, Biga *Ranx, Wax Tailor, Silmarils, Ana Tijoux
Samedi 29 juillet : Michel Polnareff, Tinariwen, La Femme, Matmatah, Massilia Sound System
Dimanche 30 juillet : M, Deluxe, Meute, La p’tite fumée

Tarifs :
1 jour : 46 €
Pass 2 jours : 85 €
Pass 3 jours : 115 €

Réservez vos places sur la billetterie du Festival.
 

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