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La (bonne) chanson chez vous

06/02/2020

255 vues

Catégorie(s) de la page :

  • #Territoires
  • #Culture
  • #Musiques
© M. Fergusson

La 23e édition de Chantons sous les Pins reste fidèle à l’ambition de départ du festival landais : promouvoir la chanson francophone aux quatre coins du département.

C’est déjà une longue et belle histoire : depuis 1998, des artistes alors inconnus comme Les ogres de Barback, Aldebert, Yves Jamait, Les hurlements d’Léo, Debout sur le zinc, etc. ont fait leurs armes dans des communes landaises bien éloignées des sunlights parisiens et se sont produit sur des scènes inattendues, aux antipodes des Zéniths ou autres écrins huppés. «  À Ossages, en 2018, le concert d’Alain Sourigues, Jean Mouchès et Malo avait lieu dans la cantine scolaire. Les enfants y ont mangé le midi, et sitôt le repas terminé, nos techniciens ont préparé la salle en quelques heures. », se remémore avec délectation Xavier Lespinasse, président de Chantons sous les pins, qui martèle le credo du festival : «  rapprocher la culture des gens, et non l’inverse ».

La Gargarousse à Saint-Sever le 13 mars © Judicaël Mougin

Au cœur du territoire

L’édition 2020 ne déroge pas à la règle. En 6 week-ends et 14 dates, du 29 février au 4 avril, le festival écumera le département, de Mugron à Sabres, en passant par Cauneille, Vieux-Boucau ou Bougue. Et pas question d’offrir un spectacle au rabais : « on arrive dans la commune le matin vers 10 h avec deux camions de matériel et on équipe complètement la salle pour un concert professionnel », assure Xavier Lespinasse. 

Les municipalités ne s’y trompent pas et se pressent au portillon pour accueillir une des 14 affiches. Depuis 2015, Saint-Vincent-de-Paul fait partie des heureux élus et Marie-Laure Lagrasse, conseillère municipale, s’en réjouit : « Chantons sous les pins propose un spectacle clés en main. C’est une valeur sûre. Ce sont des professionnels qui savent juger de la pertinence de tel ou tel artiste par rapport à la capacité de la salle et la programmation des années précédentes. »
 

Frédéric Bobin à Saint-Vincent-de-Paul le 6 mars © David Desreumaux

En contrepartie, la municipalité hôte abandonne sa quote-part des recettes à une association de la commune qui se charge de la communication locale, de la buvette et de nourrir et loger les chanteurs. Car, à Chantons sous les pins, les artistes dorment chez l’habitant.

Ce concept de culture de proximité trouve un écho chez les interprètes, car le festival reçoit une quinzaine de propositions de spectacles par jour. Louise Weber se produira le 28 mars à Bougue : « Ce que j’aime, c’est que le festival se déplace dans plusieurs communes et dans des endroits originaux. À la base, je travaillais dans le milieu médical et je considère que la culture doit aller partout. Nos premiers concerts, on les a faits dans le milieu psychiatrique. »
 

Pas vus à la télé

Bordelaise, Louise Weber fait partie des artistes néo-aquitains invités cette année par Chantons sous les pins aux côtés, notamment, de Julie Lagarrigue ou Kalune. Mais la programmation s’étend à l’ensemble du monde francophone. Les Tireux d’roches et Salomé Leclerc animeront ainsi une soirée québécoise à Léon le 3 avril. Xavier Lespinasse précise les critères de sélection : « Nous sommes positionnés sur le créneau des artistes « pas vus à la télé ». Nous découvrons de jeunes talents mais nous invitons également des interprètes qui tournent depuis 30 ans. L’essentiel est de proposer des œuvres reposant sur un texte de qualité. »

Les Tireux d'roche à l'affiche de la soirée québécoise à Léon le 3 avril © Davy Hay Gallant

Cinq passionnés de musique francophone composent le comité de programmation. Ils courent les festivals, lisent la presse spécialisée, écoutent des centaines d’albums, prêts à se laisser surprendre, la curiosité toujours en éveil. « Les algorithmes des plateformes musicales finissent par identifier nos goûts, c’est comme cela qu’on a repéré le groupe La Gargarousse qui jouera à Saint-Sever » révèle Xavier Lespinasse qui insiste sur la volonté du festival de se renouveler en permanence : «  92 % des artistes de cette édition 2020 n’étaient jamais venus auparavant. »

Comme l’an dernier, le dernier concert du festival se tiendra à Marquèze à l’occasion de la réouverture de l’Écomusée le 4 avril. Transmission symbolique, d’une œuvre patrimoniale à l’autre.
 

Kalune chantera pour la clôture à Marquèze le 4 avril © Géraldine Alexine

Chantons pour tous

Grâce aux subventions du Département, de la Région, des communautés de communes et des communes, le festival amène la chanson dans tout le territoire à des prix modérés, n’excédant pas 15 €. Pour la deuxième année consécutive, le collectif « Chantons pour tous » pousse le concept plus loin : amener la culture à ceux qui ne peuvent pas se l’offrir. 

Le festival offre aux bénéficiaires des associations d’aide aux personnes (les Restos du cœur de Dax, l’Épicerie sociale de Morcenx, le Secours catholique, etc.) un nombre de places quasi-illimité, à charge pour elles d’assurer leur transport vers les lieux de concert.
 

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