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Rendre les habitations plus résilientes aux inondations

27/04/2022

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© C. Chambres | Dpt 40

Le dispositif MIRAPI propose aux propriétaires de maisons soumises à des inondations fréquentes un soutien technique et financier pour limiter les dégâts occasionnés par les crues.

Depuis 2018, Peyrehorade et les communes voisines ont subi 4 épisodes de fortes crues des Gaves réunis. Au cours du seul hiver 2020-2021, les habitants de la ville basse de Tartas ont dû sortir bottes et planches à 4 reprises face à la montée de la Midouze. Ce n’est donc pas un hasard si les Landes ont été choisies par l’État comme un des deux départements tests – avec les Alpes-Maritimes - du dispositif expérimental « Mieux reconstruire après inondation » (MIRAPI). Par le biais d’une convention tripartite établie en novembre 2021, l’animation de l’expérimentation, financée à 80 % par l’État et 20 % par le Département, est confiée à l’Institution Adour

Celle-ci a organisé une série de 8 réunions publiques pour présenter MIRAPI aux habitants des 59 communes listées dans le périmètre d’expérimentation. Y sont notamment exposées les 4 conditions requises pour être éligible :
-    Être propriétaire d’un bien à usage d’habitation (les bâtis d’entreprises ou agricoles ne sont pas concernés)
-    Disposer d’une attestation d’assurance habitation en vigueur pour le bien concerné
-    Résider dans l’une des 59 communes listées par l’expérimentation (voir cartographie)
-    Apporter tout élément de preuve d’un sinistre par inondation qui aurait eu lieu à compter du 1er janvier 2014
 

Un fort encouragement financier

Le programme se déroule en deux phases. La première est la réalisation d’un diagnostic de vulnérabilité. Celui-ci est obligatoire si l’on souhaite un accompagnement financier pour les travaux ultérieurs. Un expert, mandaté par l’Institution Adour, effectue une visite du domicile. Il évalue les risques (hauteur d’eau, vitesse de montée, durée d’immersion) et détecte les points de fragilité aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. 

À partir de ce double constat, le technicien préconise des solutions qui poursuivent un triple objectif : garantir la mise en sécurité des occupants, réduire les dommages causés et améliorer le délai de retour dans les habitations.  « Ce qu’on propose, c’est de la défense », résume Jean-Marc Lescoute, président de la Communauté de communes Pays d’Orthe et Arrigans, lors de la réunion publique tenue à Port-de-Lanne, mercredi 20 avril. 

Réunion MIRAPI à Port-de-Lanne, mercredi 20 avril © C. Chambres | Dpt 40

 

L’étude est financée à 80 % par l’État, via le Fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM), dit « Fonds Barnier ». À l’instar de la majorité des Communautés de communes incluses dans le périmètre de l’expérimentation, Orthe et Arrigans a fait le choix de participer à hauteur de 10 % du coût du diagnostic. Dans ce cas-là, le Département accompagne systématiquement les collectivités locales et complète les 10 % restants, ce qui signifie que les propriétaires n’ont rien à payer pour cette expertise. « Ce serait idiot de ne pas en profiter », se réjouit Mme Lalanne, résidente d’Orthevielle.

Libre à chacun, ensuite, de suivre les recommandations du diagnostic et de s’engager dans la seconde phase de MIRAPI : les travaux. Mais là encore, l’État couvre 80 % de la facture grâce au Fonds Barnier, sans limite de coût. Un argument séduisant, d’autant que « l’Institution Adour aidera les particuliers à monter le dossier de demande de financement », assure Etienne Capdevielle, responsable de service de l’Établissement public territorial de bassin (ETPB). 

Inondations de la Midouze à Tartas en février 2021 © S. Zambon | Dpt 40

Des préconisations au cas par cas

Les solutions pour rendre les maisons plus résilientes aux inondations peuvent être très différentes selon les constructions et les emplacements. Parmi une centaine d’exemples, on peut citer l’aménagement d’un étage refuge pour attendre les secours en sécurité,  l’installation d’un batardeau amovible pour limiter les entrées d’eau, l’intervention sur le réseau électrique afin de séparer les pièves inondables de celles qui ne le sont pas ou encore la pose d’un clapet anti-retour pour empêcher l’intrusion des eaux usées. « On ne va pas gérer une habitation dans les barthes de Sainte-Marie-de-Gosse comme on le ferait au centre-ville de Mont-de-Marsan », synthétise M. Capdevielle. 

Les propriétaires de biens intéressés ont jusqu’au 30 novembre 2023 pour utiliser le dispositif MIRAPI. Mais, conseille Etienne Capdevielle, « on encourage à réaliser les diagnostics le plus rapidement possible car la durée des travaux dépendra beaucoup de la disponibilité des artisans ». Prévoyante, l’Institution Adour a déjà contacté deux fédérations du bâtiment pour les sensibiliser à un possible boom des chantiers dans les zones à risque d’inondations.

Comment s’inscrire à MIRAPI ?

Il suffit de télécharger les documents listés sur ce lien et de les renvoyer par mail à mirapiinstitution-adourfr ou par voie postale à l'adresse suivante : Institution Adour - 38 rue Victor Hugo - 40025 Mont-de-Marsan Cedex.

Les 59 communes éligibles :

Aire-sur-l’Adour, Aureilhan, Aurice, Azur, Bas-Mauco, Bégaar, Bélus, Bostens, Bougue, Callen, Candresse, Capbreton, Carcen-Ponson, Cauna, Dax, Gousse, Gouts, Josse, Losse, Magescq, Mimbaste, Mimizan, Mont-de-Marsan, Montsoué, Narrosse, Onard, Ondres, Pey, Préchacq-les-Bains, Rivière-Saas-et-Gourby, Saint-Geours-de-Maremne, Saint-Gor, Saint-Jean-de-Lier, Saint-Paul-lès-Dax, Saint-Perdon, Saint-Pierre-du-Mont, Saint-Sever, Saint-Vincent-de-Paul, Saubusse, Saugnac-et-Cambran, Soustons, Tartas, Tercis-les-Bains, Téthieu, Toulouzette, Vicq-d’Auribat, Vieux-Boucau-les-Bains, Villeneuve-de-Marsan, Yzosse, Port-de-Lanne, Saint-Barthélémy, Saint-Laurent-de-Gosse, Sainte-Marie-de-Gosse, Cauneille, Hastingues, Oeyregave, Orthevielle, Peyrehorade, Saint-Martin-de-Seignanx

Il est à noter que dans le cadre du PAPI de l'agglomération dacquoise, les communes listées ci-après peuvent bénéficier d'un diagnostic de vulnérabilité gratuit : Angoumé, Audon, Heugas, Mées, Oeyreluy, Pontonx-sur-l'Adour, Saint-Pandelon, Seyresse. Vous trouverez l'espace dédié ici.
 

Plus d’infos sur la foire aux questions de l’Institution Adour.

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