• Imprimer
  • Ajouter à mes favoris

    Attention !

    Cette fonctionnalité n'est disponible qu'aux utilisateurs disposant d'un compte personnel.

    Veuillez vous connecter ou créer un nouveau compte

  • Proposer une actualité
  • Mes thématiques

Emploi et handicap : mieux se connaître

18/11/2022

275 vues

Catégorie(s) de la page :

Magali Valiorgue et Quentin Daugey au travail © Thibault Toulemonde

Le 17 novembre, le DuoDay national a permis de sensibiliser des employeurs au travail de personnes handicapées. La veille, à l'initiative du Département, c'était l'heure du « DuoDay inversé » en Esat.

Au cœur de la Semaine européenne de l’emploi des personnes handicapées, la 5e édition de la journée nationale DuoDay a, une nouvelle fois, été l’occasion pour des personnes en situation de handicap de se retrouver en duo avec un professionnel volontaire dans des entreprises, collectivités ou associations. Au programme, une immersion complète à la découverte d'un métier, histoire de faire naître des rencontres, des opportunités et créer des vocations. 

Une idée qui s'exporte 

Dans les Landes, depuis l'année dernière, des agents et élus du Département se prêtent au jeu du « DuoDay inversé », en venant à la rencontre de personnes handicapées qui travaillent au sein d'Esat (établissements médico-sociaux et services d'aide par le travail, réservés aux personnes en situation de handicap et visant leur insertion ou réinsertion socio-professionnelle). « L'idée va bientôt s'exporter dans d'autres collectivités de Nouvelle Aquitaine qui ont aussi des agents intéressés car on sait souvent mal ce qu'il se passe dans les Esat. Ils voient là que les personnes handicapées ont, dans ces structures, un vrai travail, souvent même physique, et de qualité, que ce n'est pas juste une occupation, comme beaucoup de gens le croient », explique Gilles Barrouillet, correspondant Handicap au Conseil départemental des Landes qui a lancé cette première journée en 2021. 
 

 

Gilles Barrouillet apprend à fabriquer une palette avec Eddy à l'Esat de Moustey © Thibault Toulemonde

Ca permet aussi de se rendre compte des conditions de travail et de l'implication des travailleurs dans leurs missions essentielles, pour après mener des actions ciblées. En voyant sur place, quand on nous parle de projet d'investissement sur une machine, on comprend de suite l'intérêt

Citation de Magali Valiorgue (conseillère départementale)

Ce jour-là, l'élue en charge notamment des Jardins de Nonères, est venu passer un après-midi à l'Esat Le Courria à Moustey au côté de Quentin Daugey, embauché depuis un an et demi dans cette structure où environ 80 travailleurs handicapés, entourés par 16 professionnels de l'accompagnement, fabriquent des palettes en bois, créent des pièces de menuiseries, peuvent être mis à disposition pour l'entretien d'espaces verts, ou nettoient des véhicules pour des entreprises ou des particuliers. Ensemble, ils vont remettre comme neuf un minibus de transport de 9 places. « Je suis fille de garagiste, les voitures ça me connaît ! », lance Magali Valiorgue, en troquant ses chaussures de ville contre des baskets après une réunion matinale au Département. 

Des pistes pour l'insertion

Aspirateur-extracteur pour l'intérieur, appareil « Cyclone » propulseur de produit et d'air pour nettoyer les vitres... le jeune homme montre tous les gestes techniques à son apprentie du jour avant de lui laisser la main. Les élus et agents « ne viennent pas juste observer, ils se mettent au travail avec eux, ça les valorise et ça leur donne aussi confiance », relève Olivia Loridan, technicienne socio-éducative à l'Esat. Et « il est très exigeant ! », abonde Magali Valiorgue, en aspirant les saletés sur le siège conducteur. « Moi, j'aime bien travailler », sourit Quentin Daugey. 

De cet Esat, ils seront le lendemain une soixantaine à participer au DuoDay national, avec des stages d'un jour au musée de l'hydraviation de Biscarrosse, en salon de coiffure, centre équestre ou dans des collectivités locales landaises, à la gendarmerie, et même au conservatoire de danse de Bordeaux. « On leur demande au départ ce qu'ils aimeraient découvrir, ce sont des moments importants en terme de projection sur l'avenir et ça peut donner des pistes à nos chargés d'insertion », fait valoir le directeur de l'Esat, Philippe Voet, toujours à la recherche de nouvelles entreprises en mesure d'embaucher des travailleurs handicapés. 
 

Pour aller plus loin

Je reste informé

Inscription à notre newsletter

Pour rester informé sur l'actualité et les événements dans le département...

Inscription à la newsletter

Inscription aux alertes SMS

Pour rester informé sur l'actualité et les événements dans le département.

Inscription aux alertes sms

Restez connecté sur nos réseaux sociaux

Les sites du département